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Livres et écrivains - Roman-Michel Chaillou

Michel Chaillou

1945
Éditions du Seuil, coll. " Fiction & Cie ". 272 pages

ecrivchaillou.jpegEntre autobiographie et autofiction, Michel Chaillou construit depuis bientôt quatre décennies une oeuvre portée par un bousculement de mots. Un déferlement d’une rare longévité, qui paraît loin encore de vouloir s’épuiser. Une manière d’anti-minimalisme, presque de trop-plein, dont 1945 permet de mieux comprendre l’origine. L’écrivain rassemble en effet dans ce dernier récit ce qu’il avait tenu jusqu’à présent dispersé. Il s’écarte du genre romanesque, de ses coups de pouce petits et grands au réel, pour évoquer l’épisode sans doute fondateur de son écriture. On aura compris que ce texte inspiré et superbe nous offre quelques précieuses clés, en même temps qu’il nous propose quelques vues saisissantes de l’occupation et de l’immédiat après-guerre.

À l’été 2002, au milieu d’août, l’on avait par hasard aperçu Michel Chaillou rôdant du côté de port Haliguen, dans la presqu’île de Quiberon. On l’y croyait en vacances. L’on ignorait encore qu’il y venait en repérages, et sans doute en pèlerinage, pour le livre qui allait suivre. Dans lequel il plongerait soixante ans en arrière, à l’époque où il habitait, tout près de là, à Saint-Pierre de Quiberon, la maison du médecin qui était aussi le deuxième mari de sa mère. Choisissant cette fois de se présenter sans fard. De sortir enfin de l’ombre de Samuel Canoby, le personnage récurrent de sept ans plus jeune que lui, en qui beaucoup de lui-même s’était déjà laissé deviner dans les livres précédents. 1945 constitue aujourd’hui, à son échelle personnelle, une sorte d’année zéro : l’assumation pleine et entière, pour la première fois, de la donnée biographique ; et singulièrement de l’épisode des amours de sa mère avec des militaires allemands, qui vaudront à celle-ci, à la Libération, la déchéance et l’emprisonnement. Voici donc le jeune " Michou " au cour de la tourmente. Ce que dit très exactement la phrase en exorde du récit : " Je couche avec un soldat allemand. " En fait un troupier qui paternellement l’accueille, tandis que sa mère à l’étage s’ébat avec un officier. Le médecin, qui n’arrive pas à lui tenir lieu de père, végète quelque part à l’est dans un oflag, depuis qu’il a été fait prisonnier dans la poche de Dunkerque. Le vrai père, garçon de café, avait pris la fille de l’air à sa naissance. Il l’hébergerait le temps d’un automne, à Lyon, quand la vie deviendrait trop compliquée pour la mère et le fils. Michel Chaillou nous ouvre les portes de sa mémoire avec, nous dit-il, " cette confession que j’entreprends dans mon grand âge ".

On l’y découvre à la fois solitaire et lié à une foule de personnages, enfants et adultes. Les camarades de classe, le vieux couple voisin qui lui offre un havre de tranquillité, en fait tous ceux qu’il rencontrera, et qui souvent l’épauleront, dans ses tribulations entre 1940 et 1945. Avec toujours pour lui ce môle, la presqu’île, cette langue de terre un peu pareille à lui-même, entre les coups de boutoir de la côte sauvage et la tranquillité apaisante de l’autre rivage. À son image donc, entre la galopade des mots qu’il prête alors à son alter ego Samuel Canoby et les moments d’étale. Car il se présente depuis son enfance marmottant, devisant par-devers soi ou déclamant dans le vide, mais laissant toujours à Canoby le soin de dire ce que lui-même doit s’interdire. Par exemple, d’inventer " toutes sortes d’amis, de comparses multiples qui glisseront leurs mots " dans les siens. Une délégation qu’il nous révèle aujourd’hui à la source de son écriture. En même temps que la souffrance et la fascination face à sa jeune mère, cette Eva, qui rend tout, autour d’elle, dangereux et fragile. Michel Chaillou en livre ici un portrait à l’estompe, sensible et lucide, sans jamais perdre de vue les " événements majeurs " qui portent sur ces petites turpitudes une ombre accusatrice. De la compréhension pour l’écervelée, mais certainement pas d’excuses. L’écrivain entré dans l’âge sait prendre la mesure juste. Il parcourt désormais à découvert sa mémoire, s’ouvre des portes qu’il tenait soigneusement fermées jusqu’alors. Restituant ce qui fut pour lui un temps de confusion et d’apprentissage, avec cette poésie, ce lyrisme exubérant qui constituent la marque profonde de son style.

Avec aussi une manière de gravité nouvelle, un aspect moins joueur de mots que dans les précédents textes, même si le flot ne s’est pas tari. Du coup un nouvel équilibre s’installe. Si la virtuosité incontestablement demeure, le récit gagne en ampleur et en densité. Comme si ce livre de l’" année zéro " de Michel Chaillou était également son grand livre de la maturité. Restituant les turbulences d’un temps et des êtres qui l’habitèrent, avec pour seul principe d’en approcher au plus près la vérité.

La chronique littéraire de Jean-Claude Lebrun
Michel Chaillou L’année zéro

humanite.presse.fr le web de l'Humanité


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