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Non aux boues ! - 02-20 Article du télégramme

Désenvasement. Des remous dans les ports


Le désenvasement des ports suscite de plus en plus d'oppositions en Bretagne. Le cas de La Trinité-sur-Mer (56) a été examiné ce matin au Tribunal administratif de Rennes. Comment effectuer les opérations d'entretien? Faudra-t-il envisager de fermer les ports? Analyse....

Si la question peut paraître un brin provocatrice, le problème est néanmoins bel et bien posé. «L'envasement des ports est un phénomène naturel. Si on veut maintenir l'activité, il faut rétablir régulièrement les niveaux de tirant d'eau. Ces dragages se font quasi quotidiennement dans les grands ports français mais aussi, fréquemment, à Lorient ou à Saint-Brieuc. Le problème, pour les ports de plaisance, est que ces opérations ne sont pas fréquentes. Les gens en ont perdu l'habitude et s'inquiètent», estime Didier Grosdemange, directeur du cabinet d'études In Vivo.

Cette inquiétude grandit et accompagne désormais quasiment chaque opération de désenvasement: ostréiculteurs à Morlaix (29), pêcheurs et riverains à LaTrinité-sur-Mer (56)... mettent en avant les risques de pollution -par des sédiments contaminés par les métaux lourds, hydrocarbures et produits de l'activité portuaire, de l'entretien des bateaux mais aussi de perturbations sur les plages ou zones de pêche-, engendrés par l'apport massif de vases (60.000m³ à LaTrinité). Le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a examiné ce matin la suspension des clapages (terme utilisé pour désigner les rejets en mer) au large de Saint-Gildas-de-Rhuys (56), demandée par Alerte aux vases, qui regroupe trente associations. La décision rsera rendue sous huit jours au mieux.

Un rôle sur l'écosystème

Didier Grosdemange ne nie pas cette prise de conscience environnementale, attisée par un renforcement de la réglementation en2000. «C'est légitime. Mais il y a un manque d'information. Non seulement les sédiments que l'on rejette en mer doivent respecter un seuil de contamination très faible, mais il serait regrettable de tout stocker à terre car ces sédiments jouent un rôle sur les écosystèmes marins». De toute façon, stocker à terre suscite tout autant de réactions de riverains, comme, par exemple, à Binic (22). Néanmoins, la réglementation - qui risque encore de se durcir, en imposant la prise en compte de paramètres et tests biologiques - impose cette solution à partir d'un certain seuil de pollution.

Une approche territoriale

C'est là que l'affaire se corse. Rares sont les sites susceptibles d'accueillir ces grands volumes de déchets. Sites qu'il faut isoler et réhabiliter à des coûts très élevés (100 à 200 € le m³). Sans parler du «bilan carbone»de la noria de camions nécessaires pour transporter ces sédiments. «En fait, il faudrait aborder le problème au niveau départemental ou régional», considère Didier Grosdemange. «Il faut des schémas, prévoyant des sites en mer et à terre mais aussi des filières de valorisation des sédiments en ciment ou remblais».

Moins, plus souvent?

Les Côtes-d'Armor y réfléchissent. La Région y travaille. Le Finistère, lui, expérimente des sites pilotes (lire ci-contre). Quant au Morbihan, un groupe de réflexion doit se mettre en place début mars, sous le pilotage de la préfecture. Jo Brohan, président de la Sagemor, qui gère 7.500 anneaux dans les principaux ports de plaisance du Morbihan, y est très favorable. Les choses semblent donc se mettre en place. Sachant que la solution la moins coûteuse financièrement et écologiquement, réside assurément (ci-dessous) dans des désenvasements fréquents, avec clapage de petites quantités de sédiments qui n'auront pas le temps de concentrer des particules polluantes. De quoi limiter les remous en mer et... sur les pontons.


«Il y a eu négligence pendant des années»


Laurent Labeyrie, chercheur en océanologie, estime que la situation des ports de plaisance bretons aurait pu être évitée si l'on avait procédé à des dragages réguliers.



Pourquoi estimez-vous qu'il y a eu négligence?
L'envasement progressif est un phénomène naturel qui existe depuis toujours dans les creux protégés. Cet envasement touche plus la Bretagne-Sud que la côte nord, en raison des vents de sud mais aussi de l'affaissement du littoral. Mais si j'affirme qu'il y a eu négligence, pendant des années, c'est parce que les ports de plaisance, construits il y a vingt ou trente ans, n'ont pas procédé, comme cela se pratique dans les ports de commerce, à des dragages réguliers (tous les ans ou tous les trois-quatre ans, selon les cas) par petites quantités de sédiments. Aujourd'hui, face à la remontée des niveaux de vase, on décide de tout nettoyer d'un coup en rejetant en mer d'énormes quantités dans des zones limitées et, qui plus est, choisies en dehors de tout critère scientifique.

Comme, par exemple, à LaTrinité-sur-Mer?
Effectivement. On a choisi ce secteur, entre Houat et la presqu'île de Rhuys, pour ne pas gêner les pêcheurs. En fait, ils risquent d'en subir encore plus les conséquences à terme. Car l'on va enfouir plusieurs centimètres de vase sur un secteur riche en biodiversité, essentielle pour la croissance des poissons et des crustacés. Sans parler du risque que ces vases, sous l'effet des tempêtes, se dispersent vers les zones Natura 2000, sélectionnées, notamment, pour la pureté des eaux. Ce qui m'inquiète, c'est qu'il n'y a pas que le port de LaTrinité à traiter; il y aura Port-Haliguen, Le Crouesty et bien d'autres. Je réclame donc des études scientifiques préalables.

Ou des traitements à terre?
Non, car on retrouve la même problématique. Même si, en Bretagne, il n'existe pas de gros problème de pollution des vases (en l'absence de grosses industries), à part quelques secteurs très ponctuels, on va tout de même concentrer des sédiments contaminés dans des endroits confinés, avec tous les problèmes d'étanchéité que cela comporte. Quant à revaloriser, certes, les vases peuvent faire de bons torchis, remblais ou matériaux pour les routes mais à quel prix? Autant remettre régulièrement à l'eau, par petites doses, des matériaux naturels qui n'auront pas eu le temps d'être contaminés.



Traitement et valorisation. Le Guilvinec, site pilote



Le conseil général du Finistère a décidé de profiter des travaux de dragage du port du Guilvinec pour en faire un site pilote en matière de traitement et de valorisation des sédiments des ports. Une station installée sur l'arrière-port trie ainsi les sables et boues contaminés. Les premiers sont réutilisés en tant que remblais derrière les quais. Les boues, elles, après déshydratation, sont stockées dans une ancienne carrière, utilisée pour la construction de la voie express, à une vingtaine de kilomètres, à Combrit, site rendu étanche grâce à une géomembrane. Une fois les travaux de dragage terminés -ainsi que ceux de Concarneau-, «cette zone de confinement sera recouverte d'une géomembrane et par de la terre végétale», explique XavierRasseneur, directeur-adjoint des ports du Finistère. Cette opération, dont le coût est estimé à 80 ??? le m³, n'est toutefois qu'une étape dans la démarche du département. Le Finistère est, en effet, engagé dans plusieurs programmes de recherche sur la valorisation des vases. Notamment dans le projet Sédimard 83. 50m³ de sédiments du port finistérien sont ainsi partis dans le Var pour une expérimentation de transformation des boues en ciment ou en remblais de routes et carrières. Au-delà des impératifs de développement durable, l'enjeu est important pour le département qui gère une vingtaine de ports de commerce, de pêche et de plaisance.



10 millions de m³



C'est le volume de sédiments contaminés qui existent dans les fonds des bassins portuaires de commerce et de plaisance. Ce stock, dit «orphelin», n'a pas encore été dragué et pose de sérieux problèmes en raison d'une réglementation qui demande à être éclaircie. Ces sédiments, qui ne peuvent être immergés, doivent-ils être soumis ou non à la réglementation concernant les «déchets» dès qu'ils sont stockés et traités à terre? Tel est le cas en France mais le débat est ouvert au niveau européen.

A lire aussi notre article et pétition a signer cliquez ici


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